Ces textes sont un symbolisme, jamais un diagnostic. Ils disent où le corps est sensible et ce que cette sensibilité demande, et ils ne remplacent en rien l'avis d'un médecin, que je vous invite à consulter pour tout ce qui relève de la santé.
Le corps du Verseau
Le Verseau gouverne la circulation, les chevilles, les mollets, le système nerveux dans sa dimension électrique, les rythmes de l'organisme, et tout ce qui, dans le corps, transmet une impulsion d'un point à un autre. Son énergie est celle de l'air qui libère, un courant qui traverse et qui relie à distance, et le corps le montre par la circulation du sang et de l'influx nerveux, par les rythmes, par les décharges, par tout ce qui fonctionne en réseau.
Sa maladie vient du nerveux, des spasmes, de l'irrégularité, de l'excès d'électricité d'un mental qui ne s'arrête jamais, et elle se loge dans la circulation qui se dérègle, dans les chevilles qui se tordent, dans les crampes des mollets, dans les rythmes qui se rompent, dans l'impression que le sol se dérobe. Plus j'ose ma différence, plus je suis moi-même, dit ce signe, et le corps du Verseau réclame que cette différence trouve un rythme, parce que la rupture permanente finit par couper la circulation. Il se soigne par le rythme trouvé, par la respiration, par la relaxation apprise, et par le groupe qui le relie. Par réflexe, sa tension électrique retombe dans le cœur du Lion, le cœur qu'il a voulu tenir à distance pour rester libre.
Le tempérament et le poids
Le Verseau appartient à l'air, et l'air donne le tempérament sanguin, celui qui circule et échange et qui tombe malade par le nerveux et par la fuite, mais chez le Verseau l'air est traversé par Saturne et Uranus et il est plus électrique que sociable. Quand le Verseau domine un thème, le corps consume par les nerfs et reste souvent mince, avec une circulation qui se dérègle facilement. Un corps de Verseau qui s'alourdit dit une circulation qui a ralenti, un mental qui a cessé de relier pour tourner en boucle, une différence qui s'est repliée dans l'inertie, et il demande moins de régime que de mouvement, de groupe, de projet qui le relie au monde. Un corps de Verseau trop maigre, trop nerveux, dit une électricité qui consume sans reconstruire, et il demande qu'on ralentisse le courant pour que le corps puisse enfin se poser.
Les planètes en Verseau
Le Soleil en Verseau
Le Soleil en Verseau donne une vitalité nerveuse et originale, qui se recharge par la liberté et par le projet collectif, et cette vitalité se loge dans la circulation et dans le système nerveux. Le corps confirme cette loi : cette personne se porte bien quand elle est libre et reliée à un groupe qui la reconnaît, et elle se dérègle dans l'enfermement et dans la routine, avec la circulation et les nerfs qui le disent les premiers. Ses excès sont ceux de l'air électrique, les spasmes, l'insomnie, les crampes, la tension nerveuse, et sa guérison passe par le rythme trouvé dans la liberté.
L'Ascendant en Verseau
L'Ascendant en Verseau donne un corps longiligne ou singulier, une allure qui ne ressemble à aucune autre, une constitution nerveuse qui résiste par l'originalité plus que par la force, et la qualité à apprendre est celle de la différence qui accepte le rythme. La sensibilité se loge dans la circulation, dans les chevilles, dans les mollets, dans les nerfs, et dans tout ce qui se dérègle quand le courant a été coupé ou forcé. Saturne et Uranus, maîtres de cet Ascendant, disent par leur maison où ce corps se libère, et par leurs aspects s'il se libère ou s'il se disperse.
La Lune en Verseau
La Lune en Verseau donne un corps éthérique détaché et imprévisible, une vitalité de fond qui se recharge dans le groupe et dans l'idée, une manière de se nourrir irrégulière et sans rite, et un sommeil qui décroche facilement. La sensibilité se loge dans la circulation et dans les nerfs, et dans l'estomac quand la liberté a manqué. Cette Lune récupère dans l'air, dans l'amitié et dans la nouveauté, et elle tombe malade dans l'enfermement affectif.
Mercure en Verseau
Mercure en Verseau donne une pensée rapide et inventive, un système nerveux électrique, et dans le corps une nervosité qui court le long des nerfs, avec des spasmes, des tics, une insomnie de celui qui a une idée à trois heures du matin, une circulation qui suit l'agitation mentale. Ce Mercure tombe malade dans la répétition, et il se soigne en donnant à son électricité un circuit, un projet, une invention.
Vénus en Verseau
Vénus en Verseau donne un désir de liberté et d'amitié, une manière d'aimer qui refuse la possession, et dans le corps une sensibilité de la circulation et de la peau, une gorge et des reins qui répondent aux enfermements du cœur, des chevilles qui se tordent quand le lien s'est trop serré. Le corps astral de cette Vénus a besoin d'air, et il se dérègle dans la fusion. Elle se soigne par l'amour qui laisse libre et par l'amitié qui relie.
Mars en Verseau
Mars en Verseau donne une énergie électrique et imprévisible, un muscle qui se contracte en spasmes, une action par à-coups, et dans le corps une tendance aux crampes, aux accidents par décharge nerveuse, aux entorses des chevilles, aux troubles de circulation sous l'effet de la tension. Ce Mars est un courant qui passe ou qui saute, et il blesse dans le geste brusque. Il se soigne par l'action rythmée et par le sport qui régule le courant.
Jupiter en Verseau
Jupiter en Verseau donne une expansion par le groupe et par les idées, une générosité impersonnelle, et dans le corps une tendance à ce que la circulation et le foie se surchargent d'excès pris en société, aux congestions veineuses, aux rythmes déréglés par l'abondance. Il protège par un optimisme qui relie et par une bonne oxygénation, et il expose par la dispersion de celui qui a trop de causes.
Saturne en Verseau
Saturne en Verseau est chez lui dans la tradition, et il donne une structure originale, un cadre qui a été inventé faute d'avoir été reçu, et dans le corps une tendance à ce que la circulation ralentisse, à ce que les chevilles et les mollets se raidissent, à ce que les nerfs se figent au lieu de transmettre, avec un froid qui gagne les extrémités. Ce Saturne dit une différence qui a été jugée tôt, et le corps la garde dans les jambes. Il se soigne par la construction lente de sa propre liberté, et il donne alors une fidélité à soi que rien n'ébranle.
Uranus en Verseau
Uranus en Verseau est chez lui, placement de génération, et il ne parle du corps que par contact avec un angle ou une planète personnelle. Il donne alors une circulation et des nerfs au rythme imprévisible, des décharges, des spasmes, des accidents électriques au sens large, et une capacité de libération radicale du corps entier.
Neptune en Verseau
Neptune en Verseau, placement de génération, marque le corps par contact seulement. Il donne alors une circulation poreuse, des chevilles qui gonflent, une confusion entre la liberté et la dissolution, et un système nerveux qui se dilue dans les ambiances et les écrans.
Pluton en Verseau
Pluton en Verseau, placement de la génération qui naît, ne se lit dans le corps que par contact. Il donne alors une puissance concentrée dans le système nerveux et dans la circulation, des crises électriques qui transforment, et une régénération qui passe par la remise en cause radicale de la manière d'être relié.
Les âges de la vie
L'enfance
L'enfant Verseau se construit par la différence, il est vite ailleurs, il invente, il refuse la règle sans savoir pourquoi, et ses maladies d'enfance sont des maladies de nerfs et de circulation, les spasmes, les tics, les insomnies, les entorses de chevilles, les fatigues brusques qui disent un courant qui a sauté. Le premier carré de Saturne, vers sept ans, lui demande d'accepter un cadre, et le corps le dit souvent par les nerfs ou par les jambes. Ce qu'il faut à cet enfant, c'est de l'air et un rythme, un adulte qui accepte sa différence et lui donne une heure de coucher.
L'âge adulte
Entre le premier retour de Saturne et le tournant de la quarantaine, le corps du Verseau apprend que la liberté a un rythme, et la circulation, les nerfs, le sommeil, les chevilles sont les zones où ce rythme se fait sentir. Le retour de Saturne demande à cette personne de choisir à quoi elle se relie, et le corps, chaque fois qu'elle se coupe de tout pour rester libre, dérègle sa circulation.
La maturité
Après le demi-retour d'Uranus, qui est son propre tournant, et vers le second retour de Saturne, le Verseau découvre que la liberté qui l'a porté demande à devenir fraternité et non plus seulement rupture, et la circulation, le cœur par réflexe du Lion, les jambes, les nerfs deviennent les zones de vigilance. La maturité de ce signe consiste à faire de la différence une transmission au groupe, et le corps, quand cette transformation se fait, garde jusqu'au bout la vivacité électrique qui est la santé de l'air.
