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Le Bélier et le corps

Zone : La tête Élément : Feu Modalité : Cardinal Maître : Mars

Ces textes sont un symbolisme, jamais un diagnostic. Ils disent où le corps est sensible et ce que cette sensibilité demande, et ils ne remplacent en rien l'avis d'un médecin, que je vous invite à consulter pour tout ce qui relève de la santé.

Le corps du Bélier

Le Bélier gouverne la tête, le cerveau, les yeux, le visage, et il construit le corps physique lui-même, le premier souffle et le premier cri, la colonne qui se dresse pour la première fois. Son énergie est celle du feu qui part, une impulsion qui n'a pas encore rencontré d'obstacle, et dans le corps cette impulsion se lit dans tout ce qui monte, la chaleur, la pression, la fièvre, l'inflammation, le sang qui afflue au visage. Le Bélier vit dans l'instant du démarrage, et son corps est fait pour cet instant, avec une capacité de récupération que les autres signes lui envient et une vulnérabilité que lui seul ignore, celle de l'homme qui fonce sans regarder où il met les pieds.

Sa maladie vient du feu retenu ou du feu gaspillé. Retenu, le feu remonte à la tête, et cela donne les maux de tête, les tensions du visage et de la mâchoire, la colère qui n'est pas sortie et qui chauffe derrière les yeux. Gaspillé, le feu s'épuise dans la précipitation, et cela donne l'accident, la blessure, la coupure, la brûlure, la chute de celui qui allait trop vite. Le Bélier se soigne par la dépense juste, celle qui vide le feu sans le brûler, et par l'apprentissage lent de la pause, qui lui est plus difficile que n'importe quel effort. Par réflexe, sa tension se répercute dans les reins de la Balance, parce qu'un signe travaille toujours aussi la zone de son opposé, et un Bélier qui a trop poussé finit souvent par sentir le bas du dos.

Le tempérament et le poids

Le Bélier appartient au feu, et le feu donne le tempérament bilieux des Anciens, celui qui brûle vite et récupère vite, qui vit dans la chaleur et qui tombe malade par excès de combustion. Quand le Bélier domine un thème, le corps a tendance à se dépenser plus qu'à retenir, et l'organisme brûle ses réserves à mesure qu'il les reçoit. Un corps de Bélier qui se met à retenir, à prendre du poids, à s'alourdir, dit presque toujours un feu qui ne trouve plus où sortir, une initiative bloquée, une colère rentrée qui s'est transformée en inertie, et le retour au mouvement fait plus que n'importe quel régime. À l'inverse, un corps de Bélier trop sec, trop maigre, nerveux, dit un feu qui consume sans reconstruire, et il demande qu'on nourrisse ce feu au lieu de l'exciter davantage.

Les planètes en Bélier

Le Soleil en Bélier

Le Soleil en Bélier donne la vitalité la plus directe du zodiaque, une force de relance qui remet debout après chaque chute, et cette vitalité se loge dans la tête et dans le sang. Plus je fais confiance à mes intuitions et au feu qui m'habite, plus je serai moi-même, dit ce Soleil, et le corps le confirme : quand cette personne agit selon son élan, elle ne tombe pas malade, et quand elle se retient longtemps, la tête et les yeux le disent les premiers. Les excès de ce Soleil sont ceux du feu, la fièvre, l'inflammation, la précipitation qui blesse, et sa guérison passe par l'action juste, le repos le rendant malade dès qu'il dure.

L'Ascendant en Bélier

L'Ascendant en Bélier marque le corps entier de l'élan, avec une constitution nerveuse et musculaire, un visage marqué, une tête qui va devant, et il donne la qualité à apprendre, celle du courage qui sait attendre. La sensibilité se loge dans la tête, dans les yeux, dans la peau du visage, et dans tout ce qui peut se blesser quand on avance sans regarder. Le maître de cet Ascendant, Mars, dit par sa maison où ce corps va se dépenser, et par ses aspects s'il se dépense en construisant ou en se cognant.

La Lune en Bélier

La Lune en Bélier donne un corps éthérique vif et impatient, une vitalité de fond qui se recharge par l'action et se décharge par la colère, et une manière de se nourrir qui ressemble à tout le reste, vite, fort, sans mâcher. Les rythmes de cette Lune sont courts, le sommeil est léger, et la sensibilité se loge dans la tête et dans l'estomac quand la colère y descend. Cette Lune récupère en bougeant, en criant, en se dépensant, et elle tombe malade quand on la force à rester tranquille trop longtemps.

Mercure en Bélier

Mercure en Bélier donne un système nerveux rapide qui pense en avançant, une parole qui part avant la réflexion, et des nerfs qui se tendent à la moindre attente. La sensibilité se loge dans la tête, dans les migraines nerveuses, dans les yeux qui fatiguent, dans l'insomnie de celui qui ne sait pas arrêter sa pensée. Ce Mercure se soigne en donnant à l'esprit un objet à conquérir, parce qu'un mental de Bélier sans cible se retourne contre son propre corps.

Vénus en Bélier

Vénus en Bélier donne un désir qui s'allume vite et une manière d'aimer qui ressemble à une charge, et dans le corps elle touche les reins et la gorge par le jeu de ses maîtrises, avec une sensibilité aux inflammations de ces zones quand le désir a été frustré. Le corps astral de cette Vénus s'échauffe et se refroidit brutalement, et la peau du visage, la tête, le sang, portent les traces de ces variations. Elle se soigne par la conquête ouverte et déclarée, parce que le désir caché, chez elle, devient une fièvre.

Mars en Bélier

Mars en Bélier est chez lui, dans son domicile, et il donne la force physique la plus franche, des muscles qui répondent, un sang qui circule, une résistance aux infections et une capacité de combat qui font de ce placement l'un des plus solides pour le corps. Le prix se paie dans l'excès, les blessures à la tête, les coupures, les brûlures, les accidents par impatience, et dans l'inflammation qui monte dès que l'action est empêchée. Ce Mars est un couteau bien affûté, et le couteau blesse ou opère selon ce qu'on en fait.

Jupiter en Bélier

Jupiter en Bélier donne une expansion qui part de la tête, un enthousiasme qui grossit tout ce qu'il touche, et dans le corps une tendance à l'excès de chaleur et à la congestion, le sang qui monte, le foie qui chauffe, les excès de table pris dans l'élan. Il protège par une belle récupération et par une confiance qui aide à guérir, et il expose par la démesure de celui qui croit que son feu est infini.

Saturne en Bélier

Saturne en Bélier donne un feu contraint, une impulsion qui rencontre un mur, et dans le corps cette rencontre se lit dans la tête, les maux de tête chroniques, les tensions de la mâchoire, les dents, et dans les os du crâne et du visage. Ce Saturne dit une colère qui a appris à se taire tôt, et le corps la garde dans la nuque et derrière les yeux. Il se soigne par la discipline choisie, celle qui donne au feu un cadre au lieu de l'éteindre, et il donne alors une endurance rare.

Uranus en Bélier

Uranus en Bélier est un placement de génération, et il ne se lit dans le corps que s'il touche un angle ou une planète personnelle. Il donne alors une électricité nerveuse qui part de la tête, des décharges, des insomnies, des accidents brusques, et une capacité de rupture qui peut libérer un corps enfermé comme elle peut le blesser dans un geste trop rapide.

Neptune en Bélier

Neptune en Bélier, placement de génération, ne parle du corps que par contact avec un angle ou une planète rapide. Il donne alors une tête poreuse, sensible aux intoxications, aux vertiges, à la confusion, et un feu qui se dissout au lieu de brûler, avec une vitalité qui va et vient sans raison apparente.

Pluton en Bélier

Pluton en Bélier, placement de génération, marque le corps seulement s'il est angulaire ou lié à une planète personnelle. Il donne alors une puissance de régénération concentrée dans la tête et dans le sang, des crises brutales suivies de renaissances, et une inflammation profonde quand la volonté est contrariée trop longtemps.

Les âges de la vie

L'enfance

L'enfant Bélier se construit par le corps physique avant tout, il court avant de marcher, il tombe souvent, il se relève seul, et ses maladies d'enfance sont des maladies de feu, des fièvres hautes et brèves, des inflammations qui flambent et s'éteignent, des bosses et des coupures. Le premier carré de Saturne, vers sept ans, lui apprend qu'il y a des murs, et le corps le dit parfois par une première vraie chute ou une première tension à la tête. Ce qu'il faut à cet enfant, c'est de la dépense et un cadre, jamais de l'immobilité imposée, qui le rend malade de colère.

L'âge adulte

Entre le premier retour de Saturne, vers vingt-neuf ans, et le grand tournant de la quarantaine, le corps du Bélier apprend la mesure, souvent par la force. Les accidents, les blessures et les inflammations de la jeunesse laissent la place à une tension plus sourde, dans la tête, dans la nuque, dans la pression du sang, qui dit un feu qui n'a plus le même exutoire. Le retour de Saturne demande à cette personne de choisir où elle met son feu, et le corps le lui rappelle chaque fois qu'elle le disperse.

La maturité

Après le demi-retour d'Uranus, vers quarante-deux ans, et vers le second retour de Saturne, vers cinquante-huit ans, le Bélier découvre que le feu qui l'a porté demande à être entretenu et non plus seulement dépensé. La tête, les yeux, la circulation deviennent les zones de vigilance, et la maturité de ce signe consiste à transformer l'élan en initiative durable, celle qui ouvre des chemins pour d'autres, et le corps, quand cette transformation se fait, garde jusqu'au bout une vitalité que les autres signes ont perdue depuis longtemps.